Accélération du dédouanement de proximité et application des valeurs de correction, l’Administration des Douanes ouvre une série de rencontres d’échange avec les parties prenantes du dédouanement

NEWS
Accélération du dédouanement de proximité et application des valeurs de correction, l’Administration des Douanes ouvre une série de rencontres d’échange avec les parties prenantes du dédouanement

La salle de conférence de la Direction générale des Douanes a abrité ce mardi 28 Mai 2019 une rencontre d’échange sur l’application des valeurs de correction et sur le dédouanement de proximité.

La rencontre a réuni autour de l’Administration des Douanes, des organisations patronales et syndicales du secteur privé, notamment des commissionnaires en Douanes agréés, des industriels, des importateurs et des commerçants.

Présidée par le Directeur général des Douanes, la réunion a permis de lever le voile sur l’ensemble des aspects qui fondent la pertinence du dédouanement de proximité, sur les mesures d’accompagnement et de suivi prises, ainsi que sur le rôle et la responsabilité de chacune des parties prenantes.

Dans son introduction, le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur général d’Etat Oumar Diallo, a d’abord rappelé le contexte dans lequel baignent les Douanes sénégalaises. Contexte qui exige de l’Administration un déploiement efficace et sécurisé partout à travers le Sénégal.

Pour ce qui concerne les Douanes, la philosophie qui sous-tend le dédouanement de proximité est simple. En effet, en tant que Force de Défense et de Sécurité, la Douane se doit d’être dignement présente sur toute l’étendue du territoire national. Elle ne doit donc pas rester cantonnée dans une partie du territoire, elle doit se déployer partout. Poursuivant son propos préliminaires, Oumar Diallo a rappelé, avec force, la nécessité de mettre partout un service de dédouanement de qualité pour répondre aux sollicitations des usagers et des populations. « Notre Conviction, dira-t-il est que la Douane doit servir les usagers partout où ils vivent, travaillent ou le désirent ».

Mieux, le dédouanement de proximité est un moyen efficace de lutte contre la fraude, précise le Directeur général. Par d’exemple, une grande partie de la farine de blé consommée au Sud, au Sud-Est et au centre, est issue de la contrebande. Pour des raisons économiques ou pour des raisons de besoins vitaux, les populations qui s’approvisionnent dans les pays limitrophes ne peuvent pas transporter la marchandise jusqu’à Dakar pour dédouaner, informe le DG. Ces données,  combinées à la territorialisation des politiques publiques et à l’impérieuse nécessité de moderniser l’Administration des Douanes ont conduit à l’ouverture d’un processus inclusif de réflexion et de validation au niveau interne qui a abouti à la décision d’ériger des Bureaux de plein exercice et une réorganisation des services de dédouanement au Port Autonome de Dakar.

Clôturant sa communication, le Directeur général des Douanes a listé toutes les mesures prises allant dans le sens d’un dédouanement de proximité sécurisé et profitable aux usagers, à l’administration, à l’Etat et aux populations « Nous sommes des soldats de l’économie, nous ne faillirons pas à notre mission de protection du tissus industriel du pays. Nous agirons dans l’intérêt de tous les acteurs. C’est notre engagement et nous serons à vos côtés pour trouver ensemble, les solutions à tous les problèmes qui vont se poser », promet le Directeur général des Douanes, qui était entouré du Comité de Direction et des directeurs régionaux de Dakar.

Les Bureaux de plein exercice sont le fruit d’une réflexion nourrie et d’une large concertation interne et répondent aux exigences politiques et économiques du Sénégal

Dans son exposé, le Colonel Malick Mbaye, Directeur de la Réglementation et de la Coopération internationale, a d’emblée précisé que la réforme visant les bureaux de plein exercice, a été discutée et suffisamment partagée. La démarche est adossée au Plan stratégique de l’Administration des Douanes 2018 / 2022 qui vise à rapprocher la Douane du contribuable, rappelle-t-il. Pour lui, la Douane doit accompagner le PSE et l’Acte 3 de la décentralisation et du coup, permettre aux opérateurs de dédouaner dans les lieux de leur choix pour plus de compétitivité et de dynamisme économique.

Il a ensuite souligné que les Douanes ont toujours eu l’idée d’être au plus près des populations et ont eu à penser à l’atomisation ou dédouanement jusqu’au magasin. D’ailleurs, précise Malick Mbaye, c’est dans les directives et recommandations de l’OMD qui préconisent la réduction du temps nécessaire à la main levée des marchandises (time release study) pour plus de qualité dans le service douanier. Donc, la réforme va plus loin que les bureaux de plein exercice et couvre les services centraux tels que les Enquêtes douanières avec la création de la Section du régime économique suspensif pour contrecarrer les velléités de dérives, la transformation en vue de la cellule Scanner en Unité au service de tous les bureaux du Port, entre autres mesures de réorganisation. Et au moment où le Port de Dakar travaille sur de nouveaux projets (Ports secs, Dakhonga, Ndayane) et les ports intérieurs comme celui de Kaolack, qui est en phase de dragage, la Douane n’a d’autre solution que de s’adapter. C’est ce qui explique en partie la création d’un troisième bureau et d’une nouvelle subdivision au PAD. D’ailleurs, a rappelé le DRCI, l’idée de création de centres régionaux de dédouanement dans des villes comme Kaolack avait germé en son temps. C’est dire que les Bureaux de plein exercice sont le fruit d’un long processus de réflexion. 

Les bureaux de plein exercice sont donc ceux de Karang et Keur Ayip (au Centre), Ziguinchor et Vélingara (au Sud), Moussala et Kidira (Sud-Est) et Rosso (au Nord).

S’agissant des produits, hormis l’huile et le sucre dont le dédouanement se fera à Dakar en attendant la deuxième phase du projet, tous les autres produits y compris les véhicules peuvent être dédouanés dans ces bureaux. Il s’agit de la farine de blé, les cahiers, les pesticides, le poivre, la tomate, entre autres.

Des inspecteurs compétents et rompus à la tache y sont déjà déployés comme chefs de bureau et chefs de visites et des brigades commerciales sont érigées tout autour pour la prise en charge des marchandises, ajoute le Directeur de la Réglementation.

« L’informatique est et restera au rendez-vous du dédouanement de proximité »

A sa suite, le Directeur des Systèmes informatiques douaniers a fait une communication sur la connexion des bureaux de plein exercice au système GAINDE et les moyens techniques déployés pour y avoir toutes les options de connectivité. Il s’agit de la fibre optique en rapport avec l’ADIE, de la connexion par satellite et du faisceau hertzien. « L’informatique est et restera au rendez-vous du dédouanement de proximité », rassure Alioune Dione qui informe de la mise à disposition de salles banalisées et de machines pour les commissionnaires en attendant leurs implantation effective dans les girons de ces bureaux. Un personnel qualifié est en cours de recrutement pour en assurer la maintenance et le suivi technique, ajoute le DSID. 

La méthode inclusive et participative comme option de Gouvernance de la DGD

Abondant dans le même sens, le Directeur des Opérations douanières, le Colonel Mbaye Ndiaye, s’est réjoui de la tenue de la réunion et a salué l’esprit et le changement de paradigme qui consiste à adopter la méthode participative  dans la prise et la vulgarisation des décisions de l’Administration des Douanes. Il conclut en rappelant que l’Administration des Douanes ne peut pas ramer à contre-courant des orientations politiques nationales.

Pour sa part, le Directeur du Renseignement et des Enquêtes Douanières, le Colonel Abdourahmane Wade, a communiqué sur le renforcement du service de contrôle au niveau des régions, saluant l’érection de Directions régionales fortes pour porter toutes les initiatives prises et celles à venir. 

Les importateurs et les industriels en phase avec l’Administration des Douanes

Lors des débats qui ont suivi les exposés du Directeur général et de ses proches collaborateurs, les partenaires présents ont à l’unanimité salué et félicité les Douanes pour la mesure prise avant d souligner, pour certains, que c’est une vieille doléance qui vient d’être satisfaite. Ils ont, par la suite, posé des questions liées à la mise en œuvre et portant essentiellement sur l’environnement, notamment la présence des autres acteurs tels que les banques, le Trésors public et les services de contrôle phyto sanitaire, entre autres. Abordant le point sur les valeurs de correction, les participants se sont  accordés sur son caractère légal et impératif. Les industriels, particulièrement ceux du fer, ont profité de l’occasion pour saluer la récente mesure de régulation de la valeur en Douane du fer importé.

Le Coordonnateur de la DGD, le Colonel Moctar Kéttani Doucouré, a enrichi le débat en apportant plusieurs précisions et mises au point sur les fondements des valeurs de correction, tout en invitant les partenaires à se conformer aux mesures qui n’excluent en rien la facilitation, la compréhension mutuelle et le compagnonnage gagnant-gagnant entre la Douane et ses usagers.

Clôturant la rencontre, le Directeur général des Douanes a remercié et félicité les parties prenantes pour leur présence et l’intérêt qu’ils accordent au partenariat qui les lie avec la Douane. Oumar Diallo les a assuré que les portes de l’Administration sont ouvertes pour une concertation permanente en vue de résoudre tous les problèmes qui vont surgir dans la phase mise en œuvre de cette mesure.   

Le Bureau des Relations Publiques et de la Communication des Douanes  

Source: 
DOUANES SENEGALAISES

PLUS ...

Gaïnde Intégral

La Gestion Automatisée des Informations Douanières et des Echanges est une plateforme stratégique des douanes du Sénégal, axée sur la gestion du dédouanement ; des marchandises et des bien. GAINDE intégral apporte des améliorations considérables dans le traitement des procédures de dédouanement en passant du papier à la dématérialisation ou le traitement électronique.

Orbus

Le Système ORBUS 2000 est conçu pour faciliter les procédures du commerce extérieur par des échanges électroniques entre les différents intervenants. ORBUS permet la réduction significative du délai des formalités de pré dédouanement, la réduction des coûts liés aux formalités, l’amélioration de la qualité du service rendu à la clientèle ainsi que la quasi suppression de l’utilisation du papier.

CORUS

Le paiement électronique des droits de douane et taxes assimilées consiste à offrir à l’opérateur économique, par imputation sur un compte ouvert auprès d’une banque commerciale, la faculté de s’acquitter d’un montant des droits de douanes notamment, sans se déplacer. Cette faculté induit un gain de temps, ainsi qu’une plus grande transparence et une meilleure sécurisation des recettes douanières